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Interview avec Laetitia Casta - Viva Casta !

Le Nouvel Observateur - numéro 1786 - 28 janvier 1999
(texte digitalisé par Jes Lundt Hansen, le 20. mai 1999)

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Le Nouvel Observateur. - Vous n'en avez pas assez de ces journalistes qui vous sollicitent sans cesse ?

Laetitia Casta. - Non. C'est mon métier.

N. O. - Et qui vous rabâchent que vous êtes « la plus belle femme du monde » ?

L. Casta. - Ça oui, j'en ai marre. Cela n'a strictement aucun intérêt. Mais c'est plutôt flatteur (Elle sourit.) Vous savez, ce n'est jamais qu'un gros titre de plus dans la presse Je n'ai rien d'exceptionnel. (Elle vous regarde droit dans les yeux.) Si j'avais du talent, ou si j'avais fait quelque chose d'extraordinaire, là, je pourrais comprendre. Mais pour l'instant, ce n'est pas le cas.

N. O. - Vraiment ?

L. Casta. - Je vous l'assure. Je n'ai pas eu de prix Nobel !

N. O. - On vous attribue en tout cas le prix du plus beau sex-symbol actuel !

L. Casta. - Je n'ai pas l'impression de l'être. Ni même d'être une bombe sexuelle. D'ailleurs, ça se voit. (Soudain, elle éclate de rire. Elle vient de s'apercevoir qu'un bouton de son chemisier - transparent - a sauté.) J'ai mal boutonné mon chemisier. Excusez-moi, je sors d'un essayage ! Vous voyez, je ne porte pas un soutien-gorge à balconnet ni une robe sexy à paillettes quand je vais à un casting... Histoire de me montrer ou de me faire voir. Je fais simplement de belles photos pour faire rêver les gens.

N. O. - Avec votre physique, vous devez détonner dans le milieu des mannequins !

L. Casta. - Non. Je pense qu'il y a de la place pour tout le monde. On est toutes différentes. C'est vrai que je suis différente. Et j'ai dérangé au début.

N. O. -Ah ! bon !

L. Casta. - Oui. (Sérieuse.) Je n'étais pas très grande. Ce n'était pas la mode du moment. (Elle mesure 1,71 mètre.)

N. O. - Vous compensez avec vos mensurations !

L. Casta. - Même pas. Je n'ai pas les mensurations qu'il faudrait avoir. Comme je ne suis pas parfaite, je peux l'être encore moins ! (Elle rit.)

N. O. - Vous plaisantez !

L. Casta. - Evidemment ! Mais je suis comme je suis. (Irritée.) Si ça ne te plaît pas, je suis désolée pour toi. Si ça te plaît, tant mieux !

N. O. - Pourtant, dans un livre qu'il vient de publier - « la Beauté, tout un art » (1) -, un célebre chirurgien esthétique considère que vous représentez la beauté féminine absolue, avec un tiercé exceptionnel: 88-60-88. Pour lui, c'est le « nombre d'or », des chiffres parfaits pour des formes parfaites. Difficile de faire mieux ?

L. Casta. - Cela n'a aucune importance : 90 ou 88, tout ce que vous voulez. (Elle s'énerve.) C'est dingue que les gens s'accrochent là-dessus. Avant de commencer ce métier, je n'avais pas de seins. Et je vivais très bien. Aujourd'hui, si j'ai des seins, c'est la même chose. Je vis toujours aussi bien. Cela n'a pas changé ma vie. Je suis heureuse et fière d'être une femme. Je ne me suis pas dit du jour au lendemain : « Oh, chouette ! ça y est, je vais pouvoir commencer ma vie, je peux mettre des soutiens-gorge. » Dites-moi, votre femme, elle fait combien de tour de poitrine ? Quand vous l'avez rencontrée, lui avez-vous demandé combien elle faisait ?

N. O. - Je me suis arrêté à ses yeux !

L. Casta. - D'accord. Mais les gens ne retiennent que ces chiffres. Quand ils n'ont rien à dire, ils disent ça : 90-60-90. Vous vous rendez compte ! J'ai l'impression d'être un poisson qu'on vend sur le marché. (Elle rit.) J'avais bien prévenu mon agence qu'on ne me pose pas ce genre de questions : elles m'empêchent d'être super-agréable avec vous !

N. O. - La beauté, ça vous obsède?

L. Casta. - Est-ce que j'en ai l'air? Non, je ne me regarde pas toutes les trente secondes dans un miroir. Cela ne m'obsède pas du tout. Ça me fait rigoler.

N. O. - Vous ne vous considérez donc pas comme un critère de beauté ?

L. Casta. - Bien sûr que non. Il n'y a pas de critère de beauté. Il y a des beautés différentes. Il y a le charme. La séduction. La sensualité. Le mystère... Quasimodo ? Lui, il est gentil. C'est cela sa qualité, donc il a du charme, et donc il peut séduire...

N. O. - Mais au moins, la beauté, c'est un privilège ?

L. Casta. - Cela peut aider au départ. Pour une femme, c'est plus facile. Mais ça peut aussi se retourner contre vous. Ça vous oblige à prouver que vous n'êtes pas « que « belle.

N. O. - Le fait d'être belle vous donne du pouvoir ?

L. Casta. - C'est un pouvoir dangereux. Surtout quand il est mal utilisé.

N. O. - Mais ce pouvoir, vous l'utilisez ?

L. Casta. - Non. Je n'aime pas. C'est trop facile, et ça m'énerve. Une belle femme pour moi, c'est quelqu'un qui se bat, qui est forte, qui a une passion.

N. O. - Dans les années 50 régnaient celles qu'on appelait les « pulpeuses », les Lana Turner, Gina Lollobrigida, Sophia Loren, Marilyn Monroe. Les années 70 ont vu le succès des silhouettes menues comme le mannequin Twiggy. Une tendance qui s'est poursuivie dans les années 80. Au début des années 90, les formes capiteuses reviennent à la mode. Et vous, vous en seriez l'illustration ?

L. Casta. - En fait, il y a des gens qui cherchent le naturel. Dans la rue, c'est vrai, je croise des femmes qui ont des formes et je dirais que la mode c'est surtout pour ces femmes-là. Mais il y a de la place pour tout le monde. Je n'ai rien révolutionné du tout. Ce n'est pas moi qui ai inventé le corps de la femme. (Elle rit.) Mais ne le mettez pas. Vous savez, Si vous mettez des choses qui ne me plaisent pas, je vous... (Elle pointe un doigt vengeur.)

N. O. - Finalement, c'est le qualificatif de « sexsymbol » qui vous gêne ?

L. Casta. - Il ne m'empêche pas de dormir. Vous savez, je me sens bien. Tout ça, c'est le côté rigolo, je ne le prends pas au sérieux. Je m'amuse, et quand je rentre à la maison, je ferme la porte et tout est fini.

N. O. - De votre poitrine, absolument sublime, vous avez dit: « Mes seins sont made in Normandie, nourris à la crème fraîche et au beurre. »

L. Casta. - Oui. Et alors ? Vous n'avez pas une autre question ?

N. O. - Qu'est-ce que vous avez de corse ?

L. Casta. - A part cette poitrine, c'est ça que vous voulez dire ? Ce genre de question me bloque ! (Elle se calme.) Ce que j'ai de corse ? La mentalité. Et cela m'aide beaucoup.

N. O. - Vous êtes toujours comme ça, agressive ?

L. Casta. - Je ne suis pas agressive, mais impulsive. Chacun a le droit de dire ce qu'il pense. Et puis, je ne peux pas plaire à tout le monde. L'injustice, la méchanceté gratuite, je déteste.

N. O. - Quelle injustice ?

L. Casta. - N'importe quelle injustice. Surtout ceux qui abusent de leur pouvoir sur les plus faibles qu'eux.

N. O. - L'injustice sociale, ça vous révolte ?

L. Casta. - Bien sûr que cela me déplaît, et que j'aimerais que tout le monde soit heureux. Je ne vais pas jouer l'hypocrite en disant : « Oh ! mon Dieu ! ce qui se passe dans le monde, c'est horrible ! » Ce n'est pas aujourd'hui que le monde va changer. Il faut agir dans la vie.

N. O. - Vous iriez, vous, comme Emmanuelle Béart, soutenir les sans-papiers ?

L. Casta. - Si je fais un truc, je ne le dis pas. Quand on agit, c'est vraiment pour aider les gens et pas pour se faire de la pub ! Donc, ça ne regarde que moi.

N. O. - Vous regrettez d'avoir arrêté vos études à I7 ans ?

L. Casta. - Pas du tout. L'école de la vie m'a beaucoup aidée à m'épanouir. Je m'intéresse à plein de choses différentes. Je peux parler l'anglais couramment en l'apprenant toute seule. Aller à l'école, faire des études, avoir un métier, c'est la routine. Alors que pour moi, chaque jour, il se passe quelque chose. Je me lève le matin, hop ! Je ne sais pas ce qui va se passer dans la journée. C'est vrai, c'est très excitant. Je trouve aussi le temps de lire, de voir des films, des expositions. Je m'éclate, j'en profite. Je ne regrette rien, et je pense que j'ai fait le meilleur choix, pour l'instant.

N. O. - Sans doute, parce que vous gagnez aussi beaucoup d'argent ! 100 000 francs par jour en séance de prises de vues !

L. Casta. - C'est ce que les journaux racontent. Moi, je n'aime pas parler d'argent.

N. O. - Il n'y a aucune honte à en parler.

L. Casta. - Je sais, mais moi je n'ai même pas envie de prononcer ce mot-là. Bon. Je gagne bien ma vie. Mais ce n'est pas ce que je regarde en premier, même si c'est important. Ce métier ne dure pas longtemps, et il faut que je prévoie mon futur. Et puis, il y a beaucoup de travail derrière tout cela. On n'est pas là, sous les cocotiers, en train de déconner ou de faire la java.

N. O. - Mais 100 000 francs, c'est une moyenne ?

L. Casta. - Je vous répète, c'est un sujet que je ne veux pas aborder. (Elle se fâche.)

N. O. - Je ne fais que vérifier une information.

L. Casta. - (Plus calmement.) D'accord. J'ai pas envie d'en parler. Et si c'était vrai, il y a longtemps que je serais partie en vacances. (Elle rit.)

N. O. - Vous avez quand même les moyens de partir en vacances ?

L. Casta. - Vous savez à 20 ans, on s'en fout éperdument de l'argent. Tout le monde me pose les mêmes questions. Il faut arrêter, faut pas déconner ! Bien sûr, c'est important l'argent. J'en mets de côté, car j'ai envie d'avoir une belle maison, des enfants, mais ce n'est pas aujourd'hui ma préoccupation.

N. O. - C'est pour de l'argent que vous avez accepté de poser nue pour le magazine américain « Rolling Stone » ?

L. Casta. - Certainement pas. C'est parce que « Rolling Stone » est un magazine prestigieux que je l'ai fait. C'est grâce à ça que vous, les journalistes, vous vous intéressez à moi. Mais attention ! Ce n'est pas un nu vulgaire, pas une photo avec le premier paparazzi venu pour le plaisir de me montrer à poil. C'est une photo d'art d'un des plus grands photographes du monde, Herb Ritts. Il y avait un article et une interview de moi qui accompagnaient la photo. Et comme je vis aussi aux Etats-Unis, c'était intéressant de la faire.

N. O. - Vous avez dit un jour « Si j'étais un homme, je serais un homme à femmes... » Vous êtes une femme à hommes ?

L. Casta. - Non. Une femme, quand elle aime un homme, elle reste avec lui. Je ne suis pas quelqu'un qui va à droite ou à gauche. Cela ne m'intéresse absolument pas. J'écoute tout simplement mon coeur. Une femme, quand elle tombe amoureuse, laisse toujours une petite partie d'elle-même. Elle donne. Et se donne. Je préfère ne pas trop donner.

N. O. - Quelle mefiance !

L. Casta. - Ecoutez bien le sens de ma phrase : je préfère donner énormément de choses à une seule personne plutôt qu'à plusieurs, et ne plus rien avoir. Puis être quittée, et malheureuse.

N. O. - Vous devez passer votre temps à repousser les dragueurs ?

L. Casta. - Je n'en ai rien à faire. Ces gens-là, je ne les regarde même pas. Moi, je fais mon boulot. Puis je rentre chez moi, je m'enferme, et on ne m'emmerde pas. Les hommes sont malins. Ils sentent si vous êtes quelqu'un de facile ou pas.

N. O. - Et s'ils insistent ?

L. Casta. - Alors là, on lui dit « toi, tu dégages ». Il faut vraiment qu'il soit lourd. (Elle éclate de rire.)

N. O. - Certains vous reprochent d'être distante avec les hommes ?

L. Casta. - Absolument faux. Au contraire, je suis proche de tout le monde. Il faut qu'on trouve toujours une faille quelque part quand tout va bien. C'est marrant. Désolée, je ne vais pas vous dire « je me drogue, je bois... ». Bon, alors, les hommes viennent à moi. Je n'ai aucun problème pour l'instant.

N. O. - Vous n'avez que 20 ans et sans doute peu d'expérience ?

L. Casta. - Je n'ai pas envie d'en parler. Moi, je ne suis pas quelqu'un qui a eu 30 000 expériences avec les hommes. (Elle s'énerve.) Vous arrêtez ça tout de suite sinon je vais prendre votre machine (Elle désigne le magnétophone), et je vais la jeter. Arrêtez de vouloir voler des choses qui ne sortiront pas. Je n'ai rien contre les hommes, au contraire, j'adore les hommes. Je n'aime pas les femmes sexuellement, voilà. Et, comme tout le monde, j'ai une vie amoureuse normale. Ça vous va ? (Elle redevient calme.)

N. O. - Vous détestez qu'on évoque votre vie privée ?

L. Casta. - Exactement. Ma vie privée me concerne. Pour moi, vous êtes un étranger, je ne vous connais pas, je ne peux donc pas vous raconter ma vie.

N. O. - C'est difficile d'avoir une vie privée quand on devient une personne publique ?

L. Casta. - Mais moi, je n'ai rien demandé. Je ne vous ai pas appelé pour faire cette interview. C'est toute la différence. Disons que je suis libre. Je ne suis pas une image.

N. O. - Avec ce premier rôle au cinéma dans « Astérix et Obélix contre César » (sortie le 3 février), vous réalisez votre rêve ?

L. Casta. - Non. Ce n'est pas ce que j'ai toujours rêvé. C'est arrivé par hasard. C'est le hasard et la vie. Et j'aime la vie. Je ne veux pas me laisser corrompre... Vous avez fini ? A propos, c'est pour quel journal ?

N. O. - « Le Nouvel Observateur ». Vous le lisez ?

L. Casta. - Bien sûr ... Et excusez-moi d'avoir été dure. Je suis comme ça !

Propos recueillis par ALAIN CHOUFFAN
(10308 tegn alt incl. = ca. 7,5 normalsider)


Vocabulaire

Abbréviations: m = masculin/hankøn, f = féminin/hunkøn
vb = verbum, urm = uregelmæssig
T = talesprog, S = argot/slang

solliciter efterspørge og bede om tjenester
cesse f ophør

métier m erhverv, job

rabâcher gentage (hele tiden)

en avoir marre T have fået nok (af noget)

plutôt     snarere, "nærmest"

sourire urm vb smile

droit adv lige

cas m   tilfælde, sag

prix m pris, præmie

attribuer tildele

ni heller ikke, hverken

d'ailleurs iøvrigt

soudain pludselig

éclater de rire briste i latter

s'apercevoir urm vb opdage, blive klar over

bouton m knap

sauter springe (op)

essayage m prøve(optagelse)

soutien-gorge m bh, brystholder

balconnet m lille balkon, her: som afslører det øverste af barmen

casting m (film/foto-)udvælgelsesprøve

histoire de... sådan for at...

faire +inf få til at

rêver drømme

détonner skille sig ud

déranger forstyrre, skabe uorden

mensuration f mål

plaisanter spøge, lave sjov

évidemment selvfølgelig

plaire urm vb behage, "kunne lide"

désolé ked af det

tant så meget desto bedre

publier udgive, publicere

célèbre berømt

chirurgien (m) esthétique plastikkirurg

tiercé m 3 mål, kropsmål

nombre (m) d'or gyldne tal

ne ... aucun ingen, intet

s'énerver hidse sig op

dingue T åndssvagt, dybt godnat

s'accrocher sur qc hænge sig i noget

sein m bryst

aussi (... que - adv) ligeså (... som)

fier, fière stolt

du jour au lendemain fra den ene dag til den næste

chouette T lækkert, fedt

mettre urm vb (om tøj) tage på

tour de poitrine brystmål

rencontrer møde

retenir urm vb (venir) fastholde, huske

se rendre compte de qc være/blive klar over noget

impression f indtryk

poisson m fisk

prévenir urm vb advare, underrette

empêcher forhindre

obséder være en besættelse/tvangstanke

avoir l'air de qc se ud som...

miroir m spejl

rigoler grine, more sig

donc altså

séduction f forførelse, det forførende

mystère m det hemmelighedsfulde

au moins i det mindste

aider hjælpe

au départ "i starten", egtl. ved afrejsen

se retourner vende sig

obliger q à qc forpligte én til noget

prouver bevise

fait m faktum, kendsgerning

pouvoir m magt

surtout især

utiliser bruge

quelqu'un (= q) én (eller anden)

se battre slås

passion f lidenskab

régner herske

pulpeuse f "svulmende", egtl. (frugt)kødfuld

menu adj tynd, mager

se poursuivre urm vb fortsætte, holde ved

capiteux sanseligt berusende

croiser krydse, møde

inventer opfinde

corps m krop

mettre urm vb her: skriv, tryk

pointer pege (med)

vengeur hævngerrig

qualificatif m betegnelse

se sentir urm vb føle sig

côté m side

rigolo latterlig, grinagtig

poitrine f barm, bryster

nourrir ernære, opfostre

corse korsikansk

bloquer blokere, sætte sig på tværs

se calmer blive rolig igen

comme ça sådan

chacun, chacune enhver

droit m ret

injustice f uretfærdighed

méchanceté f ondskab

gratuit gratis, "uden grund, vilkårlig"

détester afsky, hade

n'importe quel ligegyldig hvilken, en hvilken som helst

abuser de qc misbruge noget

faible svag

révolter oprøre, gøre oprør, få til at gøre oprør

bien sûr (que + sætning) selvfølgelig

j'aimerais que... jeg ville gerne/ville ønske at...

jouer l'hypocrite spille hykler(isk)

se passer ske, foregå

agir handle, gøre noget

Emmanuelle Béart (film)skuespiller

soutenir urm vb (venir) støtte

les sans-papiers de papirløse = illegale indvandrere, som ikke kan bevise, hvor længe de har levet i Frankrig

truc m S/T ting, tingest, dims, "noget"

pub f T = publicité reklame

regarder angå, komme ved

s'épanouir udfolde sig

plein de masser af

couramment flydende

apprendre urm vb lære

alors que mens

excitant spændende, ophidsende

exposition f udstilling

s'éclater T udfolde sig, "blive tændt"

profiter de qc udnytte noget

choix m valg

séance f seance, session

prise de vue f fotografering, posering

raconter fortælle

honte f skam

prononcer udtale

mot m ord

gagner sa vie tjene til livet, til dagen og vejen

prévoir urm vb (voir) forudse, "ser fremad"

cocotier m kokostræ

en train de i færd med

déconner pjatte, sige dumheder

faire la java holde fest, danse moderne

moyenne f gennemsnit

sujet m emne

aborder gå ind på, "tale om"

se fâcher blive vred/gal

vérifier tjekke, verificere

rire urm vb le, grine

quand même alligevel, trods alt

moyen m middel (= penge)

se foutre de qc S være skideligeglad med noget

éperdument enormt, hamrende

déconner gentage/sige dumme ting

de côté til side

car konj for

préoccupation f beskæftigelse, "det er ikke det, der optager mig..."

nu nøgen

prestigieux med prestige

grâce à takket være

paparazzi m sensationsfotograf

à poil T nøgen, i bar figur

accompagner ledsage

comme konj da

homme à femmes dameglad mand

rester blive = forblive

coeur m hjerte

tomber amoureux, -se blive forelsket, forelske sig

laisser (efter)lade

méfiance f mistillid

sens m mening

plutôt que snarere end

quitter forlade

malheureux, -se ulykkelig

repousser afvise, skubbe væk

dragueur m S skørtejæger, ??

boulot m T job, arbejde

s'enfermer lukke sig inde

emmerder T/S genere, irritere

malin snu, udspekuleret

sentir urm vb føle, "kan mærke"

dégager T "skrid"

lourd tung, her: langsomt opfattende

reprocher bebrejde

distant fjern, "holde sig på afstand"

faux, fausse falsk, forkert

au contraire tværtimod

proche tæt ved, "komme tæt på"

faille f brist

quelque part et eller andet sted

marrant sjovt, skægt

désolé ked af, "beklager"

se droguer være på/tage stoffer (narkoman)

peu de kun lidt

expérience f erfaring

sinon konj ellers

désigner pege på

magnétophone båndoptager

jeter kaste, smide væk

voler stjæle

adorer tilbede, beundre

redevenir urm vb (venir) blive ... igen

évoquer fremkalde, tage fat på

vie privée f privatliv

concerner angå

public, publique offentlig

image f billede

sortie f première

rêve f drøm

arriver (an)komme, ske

par hasard tilfældigt, ved et tilfælde

corrompre korrumpere

dur hård

propos m ord, udsagn

recueillir urm vb indsamle

Questions de travail

Qu'est-ce que Laetitia Casta (LC) pense des journalistes ?

Qu'est-ce qu'elle pense d'être "la plus belle femme du monde" ?

Est-ce qu'elle pense qu'elle a du talent ?

Elle se considère comment ?

Quelle est l'image (ou la conception) qu'elle se fait d'elle ?

Comment est-ce qu'elle regarde le journaliste ?

Pourquoi est-ce qu'elle éclate de rire (ligne 20) ?

Pourquoi est-ce qu'elle fait de belles photos ?

Combien est-ce qu'elle mesure ?

Quelles sont ses mensurations ?

Qu'est-ce qu'elle pense des chiffres parfaits, des formes parfaites ?

Que pense-t-elle de sa féminité, d'être une femme ?

Est-ce qu'elle préférerait être un garçon ?

Qu'est-ce que LC a l'impression d'être quand on parle de ses mensurations ?

Elle pense beaucoup à la beauté ?

La beauté, qu'est-ce que c'est pour LC ?

Qu'est-ce que LC n'a pas inventé ?

Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas que le journaliste mette la phrase où elle dit qu'elle n'a pas inventé le corps de la femme ?

Comment est-ce qu'elle menace le journaliste ?

Qu'est-ce que LC fait quand elle rentre à la maison ?

Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas parler de sa poitrine ?

Comment est-elle normande ?

Et comment est-elle corse ?

Qu'est-ce que LC déteste ?

Quelle est l'école que LC préfère ?

Pourquoi est-ce qu'elle n'a pas envie de faire des études pour le moment ?

Combien gagne-t-elle en posant devant les caméras ?

Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas parler de l'argent qu'elle gagne ?

Qu'est-ce que LC pense de l'argent ?

Que fait-elle avec son argent ?

Que dit LC au sujet de la femme et de l'amour (une femme amoureuse) ?

Les dragueurs l'intéressent ?

Pourquoi est-ce que LC sort de chez elle ?

Selon LC, comment sont les hommes ?

Vous avez l'impression qu'elle est distante ou "proche de tout le monde ?

Elle boit ?

Elle se drogue ?

Elle a des problèmes ?

Quel âge a-t-elle ?

Elle a peu ou beaucoup d'expérience ?

Pourquoi est-ce qu'elle n'a pas envie d'en parler ?

Pourquoi est-ce qu'elle se fâche ?

LC dit qu'elle n'est pas une image. Expliquez ce qu'elle veut dire ! Qu'est-ce qu'elle est alors ?

A la fin de l'interview, LC veut savoir pour quel journal elle se fait interviewer. Pourquoi pas au début ?

Pensez-vous que LC lit vraiment "Le Nouvel Observateur" ?

Questions pour réfléchir

LC dit qu'elle fait de belles photos pour "faire rêver les gens" (ligne 24). Donnez d'autres raisons possibles pour faire ce travail comme mannequin et pour faire de belles photos.

Un poisson (ligne 53) qu'on vend sur le marché, qu'est-ce que c'est ? Quelle est la nature d'une chose qu'on pèse et qu'on vend ?

Quels sont, à votre avis, les éléments de la beauté (lignes 60-63) ?

En parlant de "sexsymbol", LC dit qu'elle s'amuse et qu'elle trouve ça rigolo. Quelles sont les réactions qui prouvent qu'elle ne s'amuse pas toujours ?

Expliquez comment la beauté peut se retourner contre une belle femme !

En ne voulant pas parler de l'argent, quelle est l'attitude qu'elle montre ?

Quel est, selon LC, le rôle de la femme dans les relations amoureuses ?

Est-elle méfiante envers l'amour ? Caractérisez son attitude !

Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas être "facile" ?

Une personne qui est "une personne publique", qu'est-ce que c'est ?

Qui crée des images comme celle de LC ?

Quel est le rôle des médias, et quel est le rôle de la personne qui devient une image ?

Quels sont les motifs des deux ?

Et nous, les lecteurs de l'interview, quel est notre rôle ?

Que pensez-vous de LC, après avoir fait sa connaissance par cette interview ?

Et quelle est votre opinion de l'interview ?

Questions de travail

Qu'est-ce que Laetitia Casta (LC) pense des journalistes ?

Qu'est-ce qu'elle pense d'être "la plus belle femme du monde" ?

Est-ce qu'elle pense qu'elle a du talent ?

Elle se considère comment ?

Quelle est l'image (ou la conception) qu'elle se fait d'elle ?

Comment est-ce qu'elle regarde le journaliste ?

Pourquoi est-ce qu'elle éclate de rire (ligne 20) ?

Pourquoi est-ce qu'elle fait de belles photos ?

Combien est-ce qu'elle mesure ?

Quelles sont ses mensurations ?

Qu'est-ce qu'elle pense des chiffres parfaits, des formes parfaites ?

Que pense-t-elle de sa féminité, d'être une femme ?

Est-ce qu'elle préférerait être un garçon ?

Qu'est-ce que LC a l'impression d'être quand on parle de ses mensurations ?

Elle pense beaucoup à la beauté ?

La beauté, qu'est-ce que c'est pour LC ?

Qu'est-ce que LC n'a pas inventé ?

Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas que le journaliste mette la phrase où elle dit qu'elle n'a pas inventé le corps de la femme ?

Comment est-ce qu'elle menace le journaliste ?

Qu'est-ce que LC fait quand elle rentre à la maison ?

Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas parler de sa poitrine ?

Comment est-elle normande ?

Et comment est-elle corse ?

Qu'est-ce que LC déteste ?

Quelle est l'école que LC préfère ?

Pourquoi est-ce qu'elle n'a pas envie de faire des études pour le moment ?

Combien gagne-t-elle en posant devant les caméras ?

Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas parler de l'argent qu'elle gagne ?

Qu'est-ce que LC pense de l'argent ?

Que fait-elle avec son argent ?

Que dit LC au sujet de la femme et de l'amour (une femme amoureuse) ?

Les dragueurs l'intéressent ?

Pourquoi est-ce que LC sort de chez elle ?

Selon LC, comment sont les hommes ?

Vous avez l'impression qu'elle est distante ou "proche de tout le monde ?

Elle boit ?

Elle se drogue ?

Elle a des problèmes ?

Quel âge a-t-elle ?

Elle a peu ou beaucoup d'expérience ?

Pourquoi est-ce qu'elle n'a pas envie d'en parler ?

Pourquoi est-ce qu'elle se fâche ?

LC dit qu'elle n'est pas une image. Expliquez ce qu'elle veut dire ! Qu'est-ce qu'elle est alors ?

A la fin de l'interview, LC veut savoir pour quel journal elle se fait interviewer. Pourquoi pas au début ?

Pensez-vous que LC lit vraiment "Le Nouvel Observateur" ?

Questions pour réfléchir

LC dit qu'elle fait de belles photos pour "faire rêver les gens" (ligne 24). Donnez d'autres raisons possibles pour faire ce travail comme mannequin et pour faire de belles photos.

Un poisson (ligne 53) qu'on vend sur le marché, qu'est-ce que c'est ? Quelle est la nature d'une chose qu'on pèse et qu'on vend ?

Quels sont, à votre avis, les éléments de la beauté (lignes 60-63) ?

En parlant de "sexsymbol", LC dit qu'elle s'amuse et qu'elle trouve ça rigolo. Quelles sont les réactions qui prouvent qu'elle ne s'amuse pas toujours ?

Expliquez comment la beauté peut se retourner contre une belle femme !

En ne voulant pas parler de l'argent, quelle est l'attitude qu'elle montre ?

Quel est, selon LC, le rôle de la femme dans les relations amoureuses ?

Est-elle méfiante envers l'amour ? Caractérisez son attitude !

Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas être "facile" ?

Une personne qui est "une personne publique", qu'est-ce que c'est ?

Qui crée des images comme celle de LC ?

Quel est le rôle des médias, et quel est le rôle de la personne qui devient une image ?

Quels sont les motifs des deux ?

Et nous, les lecteurs de l'interview, quel est notre rôle ?

Que pensez-vous de LC, après avoir fait sa connaissance par cette interview ?

Et quelle est votre opinion de l'interview ?